SeuilSaint-Étienne · Loire

Saint-Étienne & bassin stéphanois

Un logement encombré se vide en trois jours.
Ce qu'il contient mérite qu'on prenne le temps.

Nous nettoyons des logements en syndrome de Diogène, en situation d'incurie ou laissés à l'abandon, dans le parc ancien stéphanois comme dans les grands ensembles. Avant d'évacuer quoi que ce soit, nous trions — papiers, photos, objets qui comptent — avec la famille, le tuteur ou l'occupant lui-même.

Visite et devis sans frais

On se déplace, on regarde le volume réel, les accès, les étages. Le chiffrage part de ce qu'on a vu, pas d'une grille au mètre carré.

Véhicules sans inscription

Aucun logo, aucun marquage. Dans une cage d'escalier stéphanoise, personne n'a à deviner pourquoi nous sommes là.

Le tri avant l'évacuation

Papiers, photos, bijoux, courrier administratif : on cherche et on met de côté avant de sortir quoi que ce soit.

Filières agréées

Déchetteries et centres de tri du territoire, bordereaux à l'appui. Rien ne part dans la nature.

Notre façon de travailler

Nous ne vidons pas un logement. Nous le rendons habitable.

« Sous les couches, il y a des quittances, des lettres, des photos. Vider sans regarder, c'est effacer en une journée la mémoire et les droits de quelqu'un. »

Le syndrome de Diogène désigne une situation où une personne accumule des objets et cesse d'entretenir son logement, le plus souvent en se coupant progressivement des autres. Ce n'est ni de la saleté par négligence, ni un choix de vie : c'est un trouble qui touche des personnes vulnérables, fréquemment âgées ou isolées. Le diagnostic et l'accompagnement relèvent des soignants et des services sociaux ; notre travail commence à la porte du logement.

Ce que nous constatons chantier après chantier, c'est que les interventions menées trop vite ne tiennent pas. Un logement vidé en une journée contre l'avis de son occupant se remplit à nouveau en quelques mois. Un logement trié avec lui, même lentement, reste vivable.

C'est pour cette raison que le tri passe avant l'évacuation dans notre organisation, et pas l'inverse. Nous cherchons les papiers d'identité, les carnets de santé, les livrets bancaires, les photos. Nous les mettons de côté, nous les remettons en main propre, et nous en tenons la liste.

Le reste de notre métier est plus technique : protéger une cage d'escalier, démonter une armoire qui ne passe pas dans un escalier en vis, retirer un revêtement imprégné plutôt que de parfumer par-dessus, ventiler avant de rendre les clés. Ce sont ces gestes-là qui font qu'un appartement du centre ancien stéphanois redevient présentable.

  • Nous ne posons aucun diagnostic et ne donnons aucun conseil médical.
  • Nous n'intervenons pas dans un logement occupé sans l'accord de son occupant.
  • Nous ne rachetons ni mobilier ni objet : aucun intérêt à ce qu'une chose parte.

Les mots du métier

Quatre mots que l'on confond presque toujours

Ces termes ne désignent pas la même chose et n'appellent pas le même chantier. Savoir lequel correspond à votre situation change le devis, la durée et parfois l'interlocuteur à qui vous devez vous adresser.

Voir le lexique complet

Syndrome de Diogène

Situation dans laquelle une personne accumule des objets, cesse d'entretenir son logement et se coupe progressivement des autres.

Le terme est descriptif, pas diagnostique. Seul un médecin peut qualifier la situation d'une personne ; nous, nous constatons l'état d'un logement.

Syllogomanie

Accumulation compulsive d'objets, sans que le logement soit nécessairement négligé ni la personne isolée.

C'est la différence pratique avec le syndrome de Diogène : un logement en syllogomanie peut être saturé mais propre, ce qui change complètement le chantier.

Incurie dans le logement

Absence durable d'entretien : déchets non évacués, sanitaires hors d'usage, sols et surfaces jamais nettoyés.

L'incurie décrit un état de fait. Elle n'implique aucune faute et ne préjuge pas de la cause.

Insalubrité

Qualification administrative d'un logement dont l'état présente un danger pour la santé ou la sécurité de ses occupants.

C'est un arrêté pris par l'autorité compétente, pas un simple constat visuel. Un logement très encombré n'est pas automatiquement déclaré insalubre.

Ce que nous faisons

Huit interventions, une seule logique : comprendre avant d'agir

Rares sont les chantiers qui n'en mobilisent qu'une. Un logement en syndrome de Diogène demande presque toujours du tri, du débarras, de la désinfection et parfois un traitement de nuisibles — nous les chiffrons séparément pour que vous sachiez ce que vous payez.

Comment ça se passe

Du premier appel à la remise des clés

  1. Jour 0

    01Le premier appel

    Un échange de dix minutes pour comprendre la situation, sans avoir à tout expliquer ni à se justifier.

  2. Sous 24 à 72 h en général

    02La visite d'évaluation

    Une personne se déplace, en véhicule sans marquage, à l'horaire qui vous arrange. Gratuite et sans engagement.

  3. Sous 48 h après la visite

    03Le devis écrit

    Détaillé poste par poste, sans mention vague. Vous prenez le temps qu'il vous faut pour décider.

  4. Premières journées de chantier

    04Le tri, avant tout le reste

    On cherche les papiers, les photos, les objets qui comptent. Rien ne sort d'une pièce avant cette étape.

  5. Cœur du chantier

    05Évacuation et nettoyage

    Parties communes protégées, contenants fermés, rotations calées sur les heures calmes de l'immeuble.

  6. Dernière journée

    06Traitement de l'air et remise des clés

    Le logement doit être respirable. Nous indiquons par écrit le délai avant réoccupation et ce qui reste à faire.

Avant notre venue

Cinq gestes utiles, cinq réflexes qui coûtent cher

Vous n'avez rien à préparer, rien à pré-trier, rien à nettoyer avant notre arrivée. Quelques informations nous font gagner une demi-journée, et quelques réflexes bien intentionnés peuvent en revanche rendre des dégâts irréversibles.

Ce qui nous aide

  • Repérer les documents importantsSi vous savez où sont rangés les papiers d'identité, le livret de famille ou les contrats, dites-le-nous. Nous commencerons par ces zones.
  • Nous signaler ce qui ne doit pas sortirUn meuble de famille, une boîte, un carton précis : une phrase au téléphone suffit pour qu'il soit mis de côté dès le premier jour.
  • Vérifier l'accès et le stationnementLargeur de l'escalier, étage, présence d'un ascenseur, possibilité de garer un utilitaire devant l'immeuble : ces informations changent la durée du chantier.
  • Prévenir le syndic si les communs sont concernésUtile dès qu'un chantier mobilise la cage d'escalier plusieurs jours, ou qu'un traitement contre les punaises de lit est prévu.
  • Réunir les clés de toutes les annexesCave, grenier, garage, box, boîte aux lettres. Une annexe fermée le jour J, c'est une demi-journée perdue.

Ce qu'il vaut mieux éviter

  • Ne jetez rien à l'avanceC'est le réflexe le plus coûteux. Des papiers administratifs, un contrat obsèques ou un livret bancaire partent souvent dans les premiers sacs, et bloquent ensuite une succession pendant des mois.
  • N'aspergez pas d'eau de JavelSur des surfaces très encrassées, la Javel fixe certaines odeurs au lieu de les supprimer, et rend le diagnostic plus difficile. Elle peut aussi réagir avec d'autres produits déjà présents.
  • Ne déplacez pas la literie hors du logementEn cas de doute sur des punaises de lit, sortir un matelas non encapsulé contamine la cage d'escalier et parfois l'étage entier.
  • N'ouvrez pas un logement resté fermé sans aérerAprès plusieurs mois de fermeture, entrez d'abord, ouvrez, et ressortez quelques minutes. Ne restez pas dans une pièce dont l'air est chargé.
  • Ne vous engagez pas sur un prix par téléphoneNi avec nous, ni avec un confrère. Un montant annoncé sans avoir vu le volume, l'étage et l'accès sera revu à la hausse une fois le chantier commencé.

Où nous intervenons

Le bâti stéphanois dicte le chantier

Un T2 au quatrième sans ascenseur au Crêt-de-Roc et un T4 de bailleur à Montreynaud demandent la même compétence, mais pas la même logistique. Escalier en vis, impossibilité de poser une benne, ascenseur trop étroit, cave voûtée : ces contraintes sont connues quartier par quartier, et elles figurent dans le devis.

Autorisation de stationnement auprès de la Ville, dépôt en installations de Saint-Étienne Métropole, coordination avec les bailleurs et les syndics du secteur : ces démarches font partie de la prestation.

Configurations rencontrées

Six configurations courantes dans le bassin, et ce qu'elles imposent

Ces fiches sont des reconstitutions. Elles décrivent des configurations techniques que nous rencontrons régulièrement, sans reprendre aucun chantier réel : ni personne, ni logement, ni adresse identifiable. Ce ne sont pas des témoignages et nous ne les présentons pas comme des avis.

  • Le Crêt-de-RocHiver

    T2 au 4e étage, immeuble ancien sans ascenseur

    Demande émise par
    Fille de l'occupant, résidant hors du département
    Contrainte
    Escalier en vis, palier de 80 cm, rue en pente interdisant la pose d'une benne.
    Déroulement
    Deux journées de tri en présence de la fille, tout démonté sur place et descendu à la main par rotations d'utilitaire garé cent mètres plus bas. Nettoyage et traitement de l'air le troisième jour.

    Papiers de retraite et livret de famille retrouvés dans une commode du couloir, remis avec inventaire. Logement rendu ventilé et sain.

  • Sud du bassin, vallée de l'OndainePrintemps

    Ancienne maison de mineur, trois niveaux, cave et grenier

    Demande émise par
    Notaire, dans le cadre d'une succession
    Contrainte
    Volume réel très supérieur à l'estimation initiale : la cave voûtée et le grenier concentraient les deux tiers du contenu.
    Déroulement
    Chiffrage revu après ouverture des annexes lors de la visite, avant tout démarrage. Trois jours d'évacuation, tri des archives familiales en premier.

    Actes notariés anciens et photographies mis de côté et transmis à l'étude. Maison rendue vide et nettoyée pour la mise en vente.

  • Grand ensemble, nord de Saint-ÉtienneAutomne

    T3 en parc social, 7e étage

    Demande émise par
    Bailleur social, remise en location
    Contrainte
    Date de commission d'attribution fixée à douze jours, ascenseur trop étroit pour le mobilier monté.
    Déroulement
    Démontage systématique, évacuation en deux jours, désinfection et traitement des odeurs le troisième, détapissage et vitrerie ensuite.

    Logement rendu dans le délai, dossier photo avant/après et bordereaux de dépôt joints à la facture.

  • Centre ancienÉté

    Copropriété en pierre de taille, quatre étages

    Demande émise par
    Syndic, après plaintes répétées des copropriétaires
    Contrainte
    Odeur diffusée dans toute la cage d'escalier, logement privatif inaccessible dans un premier temps.
    Déroulement
    Traitement immédiat des parties communes et des caves, seul périmètre autorisé à ce stade. Intervention dans le logement six semaines plus tard, une fois l'accord du propriétaire obtenu.

    Tension du voisinage retombée dès la première phase. Compte rendu écrit fourni pour l'assemblée générale.

  • Secteur est de la villeHiver

    Appartement de personne âgée sous mesure de protection

    Demande émise par
    Mandataire judiciaire à la protection des majeurs
    Contrainte
    Occupant présent, très attaché à ses affaires, refus initial de toute évacuation.
    Déroulement
    Quatre demi-journées étalées sur trois semaines, une pièce à la fois, chaque décision laissée à la personne. Aucun objet sorti sans accord.

    Circulation rétablie dans le logement et cuisine remise en service. Rythme lent assumé, dépense justifiée poste par poste auprès du mandataire.

  • Secteur universitaireÉté

    Studio meublé, résidence privée

    Demande émise par
    Propriétaire bailleur privé
    Contrainte
    Logement laissé en l'état après abandon, présence suspectée de punaises de lit.
    Déroulement
    Encapsulage de la literie et des textiles à l'intérieur du logement avant toute sortie, évacuation, puis traitement et passage de contrôle. Syndic informé pour vérification des logements contigus.

    Studio remis en location après contrôle. Recommandation écrite transmise à la copropriété.

Vous êtes…

Selon qui appelle, ce n'est pas la même conversation

Une fille qui découvre l'appartement de sa mère et un gestionnaire de patrimoine qui doit reloger dans douze jours n'ont ni les mêmes questions, ni les mêmes contraintes. Chaque page dit précisément ce que nous fournissons, et ce que nous attendons de votre côté.

Ce qu'on nous demande

Les questions posées dès le premier appel

Nous y répondons ici sans détour, y compris quand la réponse est « cela ne dépend pas de nous ». Une information juste vaut mieux qu'une promesse confortable.

Toutes les questions
01Qui paie le nettoyage d'un logement en syndrome de Diogène ?

Le coût est en principe supporté par la personne concernée ou par son patrimoine, y compris lorsqu'une mesure de protection est en place : c'est alors le tuteur ou le curateur qui engage la dépense au nom du majeur protégé.

Quand le logement est loué, la répartition dépend de l'origine des dégradations et de ce que prévoit le bail : un bailleur qui fait remettre en état après le départ du locataire peut chercher à récupérer tout ou partie de la somme, ce qui relève du contentieux locatif et non de notre périmètre.

Des aides ponctuelles existent parfois via le CCAS, la caisse de retraite ou une action sociale, mais elles ne sont ni automatiques ni généralisées. Nous ne pouvons pas les promettre : le bon interlocuteur est le service social du secteur, qui étudiera la situation réelle de la personne.

02Combien de temps dure une intervention à Saint-Étienne ?

La majorité des chantiers se déroule sur deux à six jours : une à trois journées de tri et d'évacuation, puis une à deux journées de nettoyage et de traitement des odeurs.

Trois facteurs allongent nettement la durée dans le bassin stéphanois : l'étage sans ascenseur, l'étroitesse de l'escalier qui impose un démontage systématique, et l'impossibilité de poser une benne à proximité, qui transforme l'évacuation en rotations.

Quand la personne concernée participe au tri, nous étalons volontairement le chantier sur plusieurs passages. Ce rythme plus lent donne des résultats bien plus durables qu'une évacuation en une journée.

03Un bailleur peut-il faire nettoyer un logement encore occupé ?

Non, pas de sa seule initiative. Tant que le bail court, le locataire a la jouissance du logement : une entreprise ne peut y intervenir qu'avec son accord, ou dans le cadre d'une décision de justice.

Ce qu'un bailleur peut faire de son côté, c'est signaler la situation, saisir les services compétents et traiter ce qui relève des parties communes ou de la sécurité de l'immeuble.

Nous n'intervenons jamais dans un logement occupé sans l'accord explicite de son occupant. Cette règle n'a pas d'exception, y compris quand la pression du voisinage est forte.

04Que devient le mobilier et le contenu du logement ?

Tout est trié sur place en trois destinations : ce qui est remis à la famille ou au donneur d'ordre, ce qui peut être réemployé, et ce qui part en déchet.

Les papiers, photos, bijoux, monnaie et objets de valeur sont systématiquement recherchés et remis en main propre, avec un récapitulatif écrit.

Le mobilier et l'électroménager en état peuvent être orientés vers des structures de réemploi du territoire, uniquement avec l'accord du propriétaire. Le reste est réparti par flux — bois, ferraille, encombrants, déchets électriques — et déposé dans les installations agréées du territoire. Nous ne rachetons jamais rien : cela nous interdit tout intérêt à ce qu'un objet parte plutôt qu'il ne reste.

05Combien coûte un nettoyage après syndrome de Diogène ?

Il n'existe pas de prix au mètre carré fiable pour ce métier, parce que le prix dépend du volume à évacuer, de l'étage, de la largeur de l'escalier, de la possibilité de stationner et de l'état sanitaire des lieux.

À titre strictement indicatif, un studio ou un petit T2 se situe généralement dans une fourchette de quelques milliers d'euros, et un logement familial très encombré en étage sans ascenseur peut aller sensiblement au-delà. Ces ordres de grandeur ne valent pas engagement.

Le seul chiffre qui engage est celui du devis écrit remis après visite. Nous ne pratiquons pas de chiffrage ferme par téléphone : c'est le meilleur moyen d'annoncer un prix qu'il faudrait ensuite revoir à la hausse.

Vous hésitez à appeler. C'est la réaction la plus courante.

Un premier échange n'engage à rien et ne vous obligera à raconter que ce que vous voulez bien dire. Si la situation relève d'abord d'un accompagnement social ou médical, nous vous le dirons franchement et nous vous indiquerons vers qui vous tourner.

Visite
Visite d'évaluation généralement proposée sous 24 à 72 h
Disponibilité
Du lundi au samedi, 8h – 19h. Situations urgentes évaluées au cas par cas.
Zone
Saint-Étienne et bassin stéphanois, rayon d'environ 45 km
04 00 00 00 00Un échange, sans engagementVisite